Une réédition exclusive d'un film cultissime, de nouveau sur grand écran en version restaurée 2K

Les Grandes Gueules

Un film de Robert Enrico

Synopsis

Hector Valentin rentre dans ses Vosges natales, décidé à reprendre l’exploitation de la scierie dont il vient d’hériter. Refusant de la céder à son concurrent Therraz, il se fait aider de deux anciens repris de justice, Laurent et Mick. Ceux-ci lui proposent d’embaucher comme bûcherons des prisonniers sous liberté conditionnelle. Et c’est ainsi que débarque en plein cœur de la forêt vosgienne une petite bande hétéroclite de truands, malfrats et escrocs à la petite semaine.

Verbatim

« J’ai eu tous les ennuis de la terre avec la censure de l’époque. Donc les portes se ferment, deux ans de chômage après « La Belle vie ». Et comme ce qui est important c’est de faire du cinéma… j’ai accepté de travailler dans un contexte totalement différent : gros budget, grandes vedettes… mais quand même un cinéma que j’aimais. J’ai envie de faire du cinéma spectacle, et en même temps parler de choses qui me concernent ».
Robert Enrico, dans « Histoire du cinéma par ceux qui l’ont fait » (réalisateur : Armand Panigel, 1975).

Robert Enrico évoque sa première rencontre avec Bourvil, à la brasserie La Lorraine, place des Ternes à Paris (extrait de son autobiographie : « Au Cœur de ma vie »)
« – Ah, c’est vous, Enrico. Très bien. Je suis vraiment content. Attendez ! Il enlève sa veste, puis sa chemise et sa cravate. Tout le monde s’est arrêté de déjeuner. Bourvil est en tricot de corps bien moulant. Il a un buste d’athlète. Il s’assied en riant, appuie le coude droit sur la table et gonfle son biceps. – Tâtez, c’est pas de la guimauve! Timidement, je touche. C’est dur comme de l’acier. J’ai droit au gauche aussi. Et là, majestueux, Bourvil salue la salle comme s’il était sur une scène et se rhabille. – Vous avez bien compris, Enrico, je suis costaud et je fais avec vous un film d’hommes. Ventura me fait pas peur ! »