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Je ne peux pas vivre sans toi

A propos du film

L'histoire 

Wu-Hsiung vit avec sa fille de sept ans sur les docks du port de Kaohsiung (deuxième métropole de Taiwan). Sans emploi, vivant d’expédients, il mène une vie simple mais dont il se satisfait, et la fillette semble heureuse. Elle a désormais l’âge d’aller à l’école. Pour l’inscrire, il lui faut obtenir l’autorisation de la mère de l’enfant, mère qui a disparu depuis très longtemps. Il doit se battre avec la police et les services sociaux pour la garde de sa fille. Ayant épuisé tous les recours possibles, désespéré de ne pas trouver d’aide, il menace de se jeter d’un pont, avec sa fillette dans ses bras, sous le regard des médias. D’après un fait divers survenu en 2003, un conte néoréaliste, lumineux et sensible.

 

 

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Leon Daiest né à Taiwan, en 1966. Après des études à l’Université des Beaux Arts de Taiwan, il débute sa carrière dans le théâtre. C’est en 1993 qu’il se tourne vers la télévision et le cinéma, et devient un acteur très populaire à Taiwan, avec plus d’une trentaine de rôles dans le cinéma commercial comme le cinéma d’auteur : il est notamment un des principaux interprètes des films de Cheng-sheng Lin (Sweet Degeneration, March of Happiness, Robinson’s Crusoe, Betelnut Beauty), et plus récemment, de Parking, de Mong-Hong Chung, présenté à Cannes (Un Certain Regard) en 2008. L’année 2001 amorce un deuxième tournant dans la carrière de Leon Dai : il décide de passer à la réalisation, avec un court métrage, Summers, remarqué au Festival de Clermont-Ferrand.

Le premier long métrage de Leon Dai, Twenty Something Taipei, réalisé en 2002, explore la vie nocturne de jeunes adultes, en quête d’aventures sexuelles, dans un Taipei psychédélique. Bénéficiant de la popularité de l’acteur devenu réalisateur, il suscite un engouement public considérable, et se classe rapidement au 2e rang du box-office.

Le style hyperréaliste de ce premier long métrage contraste avec l’approche résolument documentaire et intimiste, le parti pris du noir et blanc, qui caractérisent son film suivant : Je ne peux pas vivre sans toi, tourné en 2009. Fasciné par le lyrisme sud-américain, mais en s’amusant aussi à brouiller les repères du mélodrame, Leon Dai dote le film d’un intriguant titre espagnol (No puedo vivir sin ti), et exprime sa révolte face à l’injustice sociale qui frappe les « petites gens », les oubliés de la croissance économique. La sincérité et l’humanisme du réalisateur touchent tous les publics, jusqu’aux plus hautes autorités de l’Etat.

Multi-récompensé aux Golden Horse Awards (l’équivalent des Oscars), le film devient un véritable phénomène de société à Taiwan : il suscite débats, prises de conscience et réformes de l’administration publique, sommée de « s’humaniser » face à la détresse des citoyens ordinaires. Je ne peux pas vivre sans toi, primé depuis dans de très nombreux festivals à travers le monde, consacre la stature internationale du cinéaste.

Celui-ci prépare actuellement son troisième long métrage, I love you so much (l’histoire d’un couple dont le fils, âgé de 6 ans, souffre d’une insensibilité totale à la douleur physique et à la violence de ses propres gestes). Primé au Forum des films asiatiques de Hong Kong, le projet a été sélectionné pour les rencontres de coproduction du Festival Paris Cinéma 2010.