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This is my moon

Synopsis

Au Sri-Lanka, en plein conflit avec les rebelles tamouls, un soldat cingalais déserte, suivi d’une réfugiée tamoule dont il a abusé. Un petit village à l’abandon suspendu dans l’attente. Une terre inexploitable, de petits trafics pour tout emploi, des femmes vivent dans l’espoir du retour des hommes partis combattre.Par leur irruption étrange dans ce cycle fragile, le déserteur et sa compagne bousculent un ordre déjà bien défaillant… 

Le réalisateur

asoka_handagama_1_mignatureAsoka Handagama est né en 1962, au sud de Sri Lanka. Il étudie les mathématiques à l’Université de Kelaniya (région de Colombo) dont il est diplomé en 1986. Il entre à la Banque Centrale de Sri Lanka comme statisticien avant de partir, quelques années plus tard, suivre des études d’économie en Grande-Bretagne. Après avoir obtenu un « Master of Science » en économie du développement, il retourne à Colombo en 1995 et occupe aujourd’hui encore un poste de directeur de l’information et de la communication à la Banque Centrale de Sri Lanka.Encore étudiant, Asoka Handagama se lance dans l’écriture et la mise en scène de pièces de théâtre, qui abordent avec une audace sans précédent, les conflits ethniques er politiques qui secouent Sri Lanla dans les années 80. Ses pièces remportent un immense succès, et sa notoriété grandissante lui ouvre les portes de la télévision nationale pour laquelle il réalise plusieurs fictions à partir de 1994. C’est également à cette époque qu’il réalise sa première œuvre pour le cinéma : Moon Lady, suivie deux ans plus tard de Moon hunt. En 2001 est l’année de This is my Moon, présenté dans plus d’une trentaine des festivals internationaux.

En 2003, il signe une nouvelle fiction audacieuse : Flying with one Wing (sortie en France en février 2004). Il a réalisé depuis deux grandes fictions pour la télévision : Take this Road, et The East is Calling, ce dernier, un feuilleton en 13 épisodes, appellant au rapprochement pacifique des différentes communautés après les ravages du tsunami de décembre 2004. Tandis que sa dernière œuvre : Goodbye Mum (co-produite par Héliotrope Films) est en cours de post-production, Asoka Handagama travaille sur un nouveau projet tout en poursuivant son activité professionnelle à la Banque Centrale de Sri Lanka.

La presse (extraits)

 
Libération – Antoine de Baecque

« On voit 100 minutes durant, s’inventer un cinéma qui ose des images taboues sous nos latitudes, fouille des contrastes de rythmes et de genres que l’on interdirait dans nos écoles, le comique et la contemplation, le gag et le regard. »  

Le Monde – Thomas Sotinel 

« Là ou souvent le cinéma « émergent » s’arrête au conflit entre modernité et tradition, Handagama s’avance jusqu’aux secrets intimes qui se cachent derrière ces codes, pour arriver jusqu’au malaise, développant un contrepoint troublant au message pacifiste parfaitement clair » 

Les Cahiers du Cinéma – Nicolas Azalbert

« On n’avait pas vu, depuis l’ »Antigone » des Straub, une telle force d’opposition et de refus dans le seul fait de se tenir debout, d’imposer sa présence comme dernier rempart » 

Sri Lanka – 2001 – 104mn – Couleur - 35 mm

Sortie en salle : 30 octobre 2002