Qui sommes-nous

L'HISTORIQUE DE LA SOCIETE

La société Héliotrope Films a été créée à la fin de l’année 2000.Spécialisée dans la distribution en salles de films art & essai du monde, elle a fait découvrir en France des cinématographies peu connues et presque jamais explorées auparavant. C’est ainsi que sont sortis, pour la première fois dans les circuits commerciaux, des films en provenance d’Uruguay (25 Watts, de Pablo Stoll et Juan Pablo Rebella, Sale temps pour les pêcheurs, de Alvaro Brechner), du Kazakhstan (Serguei Dvortsevoy), de Taïwan (Leon Daï, un des représentants de la « nouvelle nouvelle vague » taïwanaise), d’Algérie (Le Thé d’Ania, de Said Ould Khelifa), du Sri Lanka (les films de Asoka Handagama, artiste iconoclaste qu’Héliotrope Films accompagne depuis plus de 16 ans). Héliotrope Films a également distribué les premiers films de jeunes auteurs européens (On dirait le Sud, de Vincent Pluss, Grand Prix du Cinéma Suisse 2003, La Tête la première, de Amélie Van Elmbt, premier rôle principal d’une actrice prometteuse, Alice de Lencquesaing), mais aussi de documentaristes confirmés (Master of the Universe, de Marc Bauder, Prix du Jury à la Semaine de la Critique au festival de Locarno en 2013). Lire la suite

C’est par le Sri Lanka qu’Héliotrope Films a abordé, dès 2009, le cinéma de patrimoine. Ce projet a pour origine la rencontre avec un des vétérans du cinéma asiatique, le réalisateur cinghalais Lester James Peries, contemporain et ami proche de Satyajit Ray. Alors qu’il figure parmi les cinéastes les plus respectés d’Asie, seul son avant-dernier film, Le Domaine (2003), avait été distribué en France. Au terme de longues recherches de matériel et de financements, Héliotrope Films a réussi à concrétiser, en 2008, un plan de restauration et de distribution de deux films emblématiques de Lester James Peries : Changement au village (Gamperaliya, 1963), restauration photochimique réalisé à UCLA, présentée à Cannes Classics en 2008, et sortie en salles en 2009. Ce premier projet a été suivi, quelques années plus tard, par Le Trésor (Nidhanaya, 1970), restauré en numérique avant retour sur négatif 35mm. Cette restauration a été réalisée par L’Immagine Ritrovata en 2013, présentée à Venise Classics, la même année, puis à Paris en avril 2015.

LA NOUVELLE LIGNE EDITORIALE DE HELIOTROPE FILMS

Une nouvelle ligne éditoriale est adoptée en 2015. Héliotrope Films devient éditeur cinéma et digital de films de patrimoine restaurés, regroupés par thématiques transversales, combinant des approches sociologiques, historiques, économiques et sociales. Un premier programme est lancé, sous le titre « Les Treize Heureuses : autoportrait de la France par son cinéma – 1962-1975 ». Cette collection vise à présenter une sélection de films au style, à l’esthétique et à l’écriture très différents d’une œuvre à l’autre, mais qui composent un kaléidoscope d’images de la société française telle qu’elle se voyait dans les années 60. Elle emprunte son titre aux travaux d’un jeune historien, Rémy Pawin. Dans son ouvrage « Histoire du bonheur en France depuis 1945 » (Robert Laffont, 2013), l’auteur enquête sur les représentations et les expériences du sentiment de bonheur individuel et collectif, qui prend peu à peu le pas sur les valeurs dominantes jusqu’alors : celles véhiculées notamment par la religion, le travail, l’engagement politique, la famille, l’enracinement régional. Chemin faisant, Pawin déconstruit le mythe des Trente Glorieuses et propose une périodisation plus fine de la seconde moitié du XXe siècle en France, structurée selon différents moments d’histoire perçue. A la modernisation, aux désillusions et aux guerres coloniales qui marquent la période 1945-1962, succèdent treize années durant lesquelles les Français, toutes couches sociales confondues, ont eu le sentiment de vivre une forme de bonheur auquel concourent la fin de la guerre d’Algérie, la stabilité politique et l’amélioration des conditions de vie quotidienne. Lire la suite

Pour alimenter cette collection, nos choix s’inspirent en particulier des travaux de recherche et de valorisation menés par les Archives Françaises du Film du CNC sur la période 1958-1968. Ils vont ainsi puiser dans la filmographie, aussi riche que méconnue du public d’aujourd’hui, d’une nouvelle génération de cinéastes nés pour la plupart entre 1925 et 1935, que la médiatisation de la « Nouvelle Vague » a un temps éclipsée. Ni franchement auteuristes ni vraiment commerciaux, ce sont le plus souvent les premiers ou seconds films de cinéastes qui connaîtront des parcours personnels et des carrières commerciales extrêmement divers. Tous néanmoins, dans une économie de films à « petit budget », ont témoigné, d’une manière originale, de l’état et des ressentis de la société française durant ces années.

Le premier titre acquis par Héliotrope Films dans le cadre de cette collection est le premier long métrage de Robert Enrico, La Belle vie (1962). Cette œuvre a été numérisée et restaurée en 2K en 2016 par le laboratoire Hiventy-Digimage, avec l’aide du CNC. Elle a été projetée en avant-première à Paris, au cinéma Les Fauvettes, le 19 avril 2016, en présence de la famille Enrico et des collaborateurs du cinéaste. D’autres films ont été sélectionnés, et des négociations sont en cours pour en acquérir les droits.

Dans l’intervalle, Héliotrope Films a conçu une rétrospective des films que Robert Enrico a réalisés au cours des années 60. Ce programme, intitulé « Robert Enrico – Les années 60 », regroupe cinq longs métrages : La Belle vie (1962), Les Grandes Gueules (1965), Les Aventuriers (1966), Tante Zita (1967) et Ho ! (1968). Ce programme s’inscrit dans le cadre de la collection « Les Treize Heureuses » : tout en étant centré sur un auteur, il est conçu selon une approche transverse, mettant en évidence les éléments biographiques tout autant que le contexte socio-économique et sociologique de la décennie pendant laquelle Robert Enrico s’est construit en tant que cinéaste. Cette approche se concrétisera par l’édition d’une biofilmographie critique, en cours de rédaction, qui constituera le premier ouvrage consacré à Robert Enrico. Un programme de courts métrages, documentaires et fictions, réalisés au début des années 60, vient compléter cette rétrospective.

Avec ce projet, Héliotrope Films entreprend de développer une activité patrimoniale originale dans l’édition cinéma et digitale, combinant l’exploitation en salles et la distribution numérique, invitant tous les publics, cinéphiles ou non, à s’intéresser au patrimoine cinématographique – et parfois à réévaluer certaines œuvres mésestimées ou ignorées – par le prisme de l’histoire économique, politique et sociologique.

Héliotrope Films est membre du Syndicat des Distributeurs Indépendants (SDI), de l’Association des Distributeurs de Films de Patrimoine (ADFP), du GIE INDIS et de l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma (ADRC).

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LE MANAGEMENT DE LA SOCIÉTÉ

LAURENT ALEONARD, gérant d’Héliotrope Films, est diplômé de l’Ecole de Management de Lyon (EM Lyon) et titulaire d’un doctorat en gestion de l’Université Paris Dauphine. Laurent a commencé sa carrière comme contrôleur de gestion dans l’industrie puis l’informatique. Par la suite, il a acquis une expérience de plus de 25 ans dans la formation et le conseil en gestion d’entreprise, notamment en tant qu’enseignant et directeur de programmes dans de grandes écoles de commerce françaises. Il est actuellement directeur académique de l’Ecole de Management Léonard de Vinci (EMLV) à Paris La Défense. Passionné de cinéma, il s’est très tôt investi dans l’aventure d’Héliotrope Films, dont il a repris le développement et la gestion il y a quelques années.

 

MARC TESSIER s’associe à Héliotrope Films début 2013. Diplômé de Polytechnique et de l’ENA, Marc débute sa carrière comme inspecteur des Finances, avant de rejoindre l’agence Havas. Il y rencontre André Rousselet aux côtés duquel il prend part au lancement de Canal+ au milieu des années 80. Il assure successivement la présidence du CNC de 1995 à 1999, puis du groupe France Télévision, de 1999 à 2005. Depuis 2006, Marc a assuré différentes fonctions de direction générale dans le secteur des médias et des services numériques. Il est aujourd’hui administrateur de plusieurs sociétés et président du Forum des Images à Paris.

 

JEAN-MARIE CUVILLIER a débuté sa carrière chez UGC. En charge des nouveaux médias, Jean-Marie collabore en 1981 à l’acquisition des premiers catalogues de films (Lira Films, De Beauregard, Les Films Molière etc..) et contribue à la naissance d’UGC DA. En 1982, il prend la responsabilité du département UGC vidéo, et travaille notamment à l’acquisition de droits vidéographiques de films. Entre 1988 et 1991 il rejoint la société indépendante FPC pour développer des projets de productions et contribue au financement international de plusieurs films. En 1991, il crée la société de distribution cinématographique CTV International pour en faire pendant 25 ans un des principaux acteurs indépendants du marché. En 2015, il rejoint la société Héliotrope Films pour développer l’activité de films de patrimoine.